L’aumônerie de l’armée rassemble
05.03.2026 - La demi-journée régionale de l’aumônerie de l’armée commence quand le responsable de l’espace pastoral de Pfaffnau (LU) discute avec le pasteur de Goumoëns-la-Ville (VD) dans la salle Kurt Marti. Une trentaine de personnes s’est réunie le 25 février 2026 à Berne pour signifier l’importance sociale de ce service.
La première demi-journée régionale de l’aumônerie de l’armée a été organisée conjointement par les Églises réformées Berne-Jura-Soleure et l'Église catholique romaine du canton de Berne. Le terme « régional », pour cet événement placé sous le signe du bilinguisme de notre Église, englobe également les Églises de la Conférence des Églises réformées romandes (CER). Et comme l’aumônerie de l’armée du côté catholique incombe à la conférence épiscopale, la région s’étend jusqu’au canton de Lucerne. C’est ainsi qu’une trentaine de personnes issues des cantons de Berne, du Jura, de Vaud, de Fribourg et de Lucerne s’est réunie. Parmi elles figuraient aussi bien des aumônières et des aumôniers en fonction que potentiellement en devenir ainsi que des représentantes et représentants des autorités.
Les échanges professionnels et le réseautage personnel ont été jugés très enrichissants. L’allocution de bienvenue de la conseillère synodale Ursula Marti et le mot de la fin de la responsable régionale du vicariat épiscopal Edith Rey Kühntopf ont rendu hommage aux aumônières et aux aumôniers militaires. Elles ont fait comprendre clairement que si, d’une part, les Églises ont l’obligation de garantir une aumônerie militaire de grande qualité, d’autre part, elles profitent aussi des expériences positives que fait l’aumônerie militaire et qui ont pour conséquence de motiver des personnes à (re)trouver le chemin de l'Église. Ce qui ne peut en aucun cas être le but visé. Le principe qui régit l’aumônerie spécialisée (mais pas uniquement) est celui d’une stricte interdiction de faire du prosélytisme et chaque rencontre doit être empreinte d’un respect inconditionnel de la personne qui est en face.
Christine Dietrich, pasteure et docteur en théologie, a donné un aperçu impressionnant de son travail auprès de SWISSINT, le centre de compétences de l’Armée suisse pour la promotion de la paix dans le cadre d’opérations internationales qui la conduit notamment plusieurs fois par an au Kosovo. La pasteure Lea Dürig a présenté l’exemple d’un cas que l’assistance a traité en petits groupes.
Patrick Schafer, responsable du service Aumônerie spécialisée et diaconie de l'Église nationale catholique romaine du canton de Berne, a présidé la table ronde. Cette dernière a clairement montré à quel point l’aumônerie de l’armée enrichit le travail en paroisse, tant du côté réformé que catholique.
Laurent Lasserre, pasteur de l’Église protestante réformée du canton de Vaud, Daniel Unternährer, diacre du ministère pastoral de Pfannau, et Manuel Perucchi, pasteur régional pour les arrondissement de Haute-Argovie et du Bas-Emmental étaient tous d’accord sur le fait que leur engagement au sein de l'aumônerie militaire ne représentait pas un stress pour eux-mêmes (en tout cas moins que pour son épouse a glissé Laurent Lasserre, provoquant le rire de l’assistance), et qu’il leur donnait des impulsions pour leur activité pastorale au quotidien.