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ENSEMBLE 2016/12 —– Fokus

N O U V E L L E L O I S U R L E S É G L I S E S N A T I O N A L E S

Une base solide

Le projet de la nouvelle loi sur les Eglises

nationales constitue une bonne base pour

l’évolution ultérieure des relations Etat-

Eglises décidée par le Grand Conseil. Le

modèle de financement proposé est opportun

et préserve les prétentions historiques des

Eglises.

Hans Martin Schaer et Adrian Hauser

Lors de la conférence de presse du 16 septembre

dernier, le président du Conseil synodal, Andreas

Zeller, s’est dit globalement satisfait du projet de

la nouvelle loi sur les Eglises nationales. Le projet

en question reconnaît en effet l’importance des

Eglises nationales et valorise les prestations four-

nies à l’ensemble de la population bernoise. De

plus, il donne davantage d’autonomie aux Eglises

dans certains domaines essentiels. Enfin, il entend

maintenir les relations de partenariat préexis-

tantes entre Eglises nationales et Etat. Selon

Andreas Zeller, «le législateur explicite ainsi pour-

quoi le canton va continuer à fournir des presta-

tions financières aux Eglises nationales».

D’après le projet de loi, à partir de début 2020,

c’est aux Eglises nationales qu’il appartiendra de

recruter les ministres, de gérer les ressources hu-

maines et d’attribuer les postes pastoraux aux

paroisses. Le modèle de financement proposé re-

pose sur deux piliers, le premier servant des contri-

butions fixes liées aux droits historiques et le se-

cond, des subventions accordées en fonction des

prestations d’intérêt général fournies par les

Eglises.

Pouvoir planifier la mission

«Le montant du second pilier s’élèvera à quelque

31,35 millions de francs dès 2020; en tout, les

Eglises nationales du canton devraient recevoir

74,59 millions de francs», explique Christoph Neu-

haus, directeur de la justice, des affaires commu-

nales et des affaires ecclésiastiques du canton de

Berne. En proposant ce plan de financement, le

Conseil d’Etat semble avoir tenu compte des di-

rectives du Grand Conseil selon lesquelles il ne

faudrait pas que la révision de la loi implique une

réduction des moyens alloués aux Eglises natio-

nales. L’entrée en vigueur de la nouvelle loi est

prévue pour 2020. Le montant du deuxième pilier

sera réévalué tous les six ans par le Grand Conseil

et les négociations auront toujours lieu trois ans

avant l’échéance du délai en cours. «Cela permet-

tra aux Eglises de pouvoir planifier leur mission»,

estime Christoph Neuhaus.

Pour ce qui est des contrats de travail des ec-

clésiastiques, le canton pose une seule condition:

qu’ils soient de droit public et non de droit privé.

Un travail titanesque

Andreas Zeller a souligné que la mise en œuvre

de la nouvelle loi donnera énormément de travail

aux Eglises. Il est donc essentiel qu’elles puissent

planifier et compter sur un financement sûr. Pour

Christoph Neuhaus, «ce qui est déterminant, c’est

de constater que la nouvelle loi est le fruit d’un

travail constructif et loyal de tous les partenaires,

malgré des divergences de vues sur certains

points, qui d’ailleurs vont perdurer».

Il appartient maintenant au Conseil synodal

de procéder à un examen minutieux du projet de

loi, à la suite de quoi le Synode (parlement de

l’Eglise), lors de sa session d’hiver des 6 et 7 dé-

cembre prochains, exercera son doit de délibéra-

tion et de proposition et, après débat, votera la

prise de position de l’Eglise nationale réformée

évangélique du canton de Berne.

Die Vertreterinnen

und Vertreter der

Landeskirchen, des

Pfarrvereins und

des Kirchgemeinde-

verbands mit

Andreas Zeller in

der Mitte.

Andreas Zeller

entouré de repré­

sentantes et repré-

sentants des Eglises

nationales, du

corps pastoral et de

l’Association des

paroisses du canton

de Berne.

©Adrian Hauser