ENSEMBLE Nr. / N° 51 - September / Septembre 2020

29 ENSEMBLE 2020/51 —– Fokus Quels sont les défis actuels pour Refbejuso? Les sorties de l’Eglise ont bien sûr une inci­ dence financière. Le manque de pasteur-e-s est aussi un problème. Nous investissons beaucoup dans la relève avec des offres comme ITAHKA. Mais les photos d’églises vides dans les médias ne nous aident pas. En outre, les jeunes pasteur-e-s cherchent souvent un travail à temps partiel, et nous avons donc besoin de plus de gens pour occuper les postes pastoraux. Si vous pouviez formuler trois souhaits, un pour Refbejuso, un pour le Conseil synodal et un pour vous-même: quels seraient-ils? Je souhaite à Refbejuso qu’elle reste une Eglise multitudiniste ouverte, libérale. En tant que plus grande communauté religieuse du canton, elle a une responsabilité et une tâche à assumer. Je sou­ haite au Conseil synodal qu’il puisse travailler de manière transparente et pragmatique dans une atmosphère ouverte et constructive. Quant à moi, je souhaite retrouver plus de temps pour des prédications, pour me pencher sur l’histoire de l’Eglise, faire de la musique et me maintenir en forme. Quel conseil donnez-vous à la personne qui vous succédera? Dans cette fonction, on est confronté à de très nombreux sujets mais aussi beaucoup de critiques. Il est donc important de garder son calme et d’ana­ lyser objectivement les défis. Il existe à tous les niveaux des collaboratrices et collaborateurs com­ pétents sur lesquels on devrait s’appuyer pour bénéficier d’une large assise. sation rapide et efficace du projet. Un autre succès est le processus de trois ans de la vision «Animés par Dieu. Engagés pour les humains.», couronné par la grande fête de l’Eglise «Deux points 21». Depuis lors, la vision fait son chemin dans les paroisses et joue aussi un rôle majeur dans le programme de législature 2020–2023. Où avez-vous essuyé des échecs? On m’a demandé il y a peu si j’avais échoué dans la mission de rapprocher l’Eglise de la population, puisque le recul des membres se poursuit. Mais en tant qu’individu, je n’ai pas les moyens de lutter contre la perte d’importance de l’Eglise, l’individualisation, la désolidarisation. Je peux seu­ lement m’efforcer de donner l’exemple et d’être proche de la population comme dirigeant et repré­ sentant de l’Eglise. On m’a souvent dit que tout le monde me comprenait, que je n’étais ni trop en­ nuyeux pour les plus instruits, ni trop exigeant pour ceux qui le sont moins. C’est pourquoi j’ai écrit sur l’invitation à ma fête d’adieu: «Je referais pareil». Selon vous, quels sont aujourd’hui les points forts de Refbejuso? Son principal point fort, c’est que malgré les sorties de membres, elle reste une Eglise multi­ tudiniste. Et qu’elle est ouverte au dialogue et bilingue. C’est très important et nous devons en prendre soin. Plus grande Eglise nationale de Suisse, Refbejuso a non seulement le plus grand Synode, mais réunit aussi avec ses six frac­ tions un vaste éventail d’opinions. Nous devons cultiver cette diversité et le débat sur ce qu’est l’Eglise. Remise du corps pastoral après près de 500 ans: la conseillère d’Etat Evi Allemann trans- met à Andreas Zeller une boule en bois de cèdre de l’Emmental tournée à la main. Übergabe der Pfarrschaft nach fast 500 Jahren: Regierungsrätin Evi Allemann über- reicht Andreas Zeller eine handgedrechsel- teKugel aus Emmen- taler Zedernholz. © Michael Stahl

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