FondementsQuelques mots en chemin - le temps du Covid-19

Quelques mots en chemin


«Le jeûne que je préconise, n'est-ce pas plutôt ceci : détacher les chaînes de la méchanceté, dénouer les liens du joug, renvoyer libres ceux qu'on écrase, et rompre tout joug ?» (Ésaïe 58,6)

Nous entrons dans le temps de la Passion, la période de l’année ecclésiastique durant laquelle nous nous rappelons le chemin de croix de Jésus-Christ. Le regard que nous portons sur les souffrances du Crucifié attire notre attention sur les personnes qui sont aujourd’hui opprimées et ont une lourde croix à porter.

Traditionnellement, le temps de la Passion est aussi lié au jeûne. Il dure quarante jours, du mercredi des Cendres au samedi saint ; les dimanches en sont exemptés, car c’est le jour de la résurrection de Jésus-Christ. Beaucoup de gens saisissent l’occasion du carême pour ne pas boire d’alcool, ne pas manger de sucreries ou renoncer à autre chose pendant quarante jours. Et vous, avez-vous aussi déjà pratiqué le jeûne? Jeûner peut avoir un effet libérateur et nous rendre plus perceptifs.

La Parole tirée du livre d’Esaïe parle d’une libération comprise dans un sens large. Il s’agit de la libération de l’injustice et des mauvais traitements, de la libération de toute forme d’oppression. Si on lit les versets suivants, il est question de la libération de la misère et de la faim, et de la liberté de se tourner avec bienveillance vers son prochain.

Les œuvres d’entraide ecclésiales nous invitent à agir, en particulier pendant cette période. Puisse Dieu aiguiser la perception de notre environnement afin que nous puissions reconnaître les injustices autour de nous et dans le monde et voir des possibilités libératrices.    


Judith Pörksen Roder


 

 
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